Chapitre 1


Présentation et choix du crayon de couleur

 

 
La composition :
 
Le crayon de couleur est composé de deux constituants :
- le pigment
- le support du pigment

Le pigment qui contient la couleur, est une poudre. Il est universel dans le sens où il peut être destiné à n’importe quel support (pastel, aquarelle, gouache, peinture à l’huile…)
Le support du pigment permet l’application ou le transfert de la couleur sur le papier. Dans le cas du crayon c’est de la cire.
 
Les qualités requises :
 
Un bon crayon de couleur doit avoir un pigment résistant à l’agression de la lumière, pour que l’œuvre conserve toute sa luminosité dans le temps comme une peinture à l’huile. J’appellerai cela la qualité passive car elle n’intervient pas dans la manière d’utiliser le crayon.
En revanche, s’il y en a une qui joue un rôle capital et qui intervient directement dans la manière de travailler le crayon, c’est la qualité de la mine, c’est à dire celle de la cire. Cela aura une conséquence directe sur la réalisation de détails, de mélanges de couleurs, de nuances ou de dégradés subtils comme ceux d’un drapé par exemple (un exercice qui reste parmi les plus difficiles quelles que soient les techniques employées mais qui devient impossible si la qualité de la mine est trop médiocre) C’est le cas des crayons " bas de gamme ", ils ont une mine dure qui rend le mélange des couleurs difficile et qui de plus agresse le papier en provoquant des déchirures à sa surface.
La mine doit donc être suffisamment tendre pour autoriser un mélange aisé, mais pas trop, ce qui permet de tracer un trait aussi fin que possible sans qu’elle ne s’écrase. Elle peut ainsi être taillée en biseau ou en pointe et sans la casser.
[voir chapitre : " Taille de la mine "]
Il faut donc un bon compromis entre solidité et " souplesse " de la cire.
 
De part sa constitution, le crayon a toujours été utilisé à sec. Depuis quelques années, une innovation a permis d’étendre son domaine d’utilisation. C’est le crayon aquarellable. La mine peut se diluer à l’eau. Il existe deux possibilités d’emploi : on l’applique soit pour donner un effet aquarelle, soit pour réaliser des détails de couleur claire sur du foncé.
(cette caractéristique n’est réservée qu’au haut de gamme, [voir chapitre : " Humidification de la mine "])

Même s’il est possible d’obtenir de nouvelles couleurs à partir de mélanges, il est évident que plus l’éventail de couleurs de base est important, plus facile sera la réalisation de nouvelles couleurs, notamment dans la réalisation de dégradés subtils [voir chapitre¬†: " Technique de base : le mélange à sec "] Actuellement la gamme s’étend à 120 teintes disponibles.
À noter que les crayons de couleur se trouvent en boites de quantité variable, mais peuvent aussi être achetés séparément, soit pour commencer avec un petit éventail de couleurs, soit pour compléter une boite dont certains crayons sont usés.
De plus, pour chaque couleur, lorsqu’on change de crayon on doit retrouver exactement la même teinte que le crayon précédemment acheté, et ce, qu’il ait été acheté la veille ou il y a plusieurs années. Cette rigueur doit aussi être appliquée à la teinte qui figure sur le bois. Elle doit être rigoureusement la même que celle de la mine pour éviter les mauvaises surprises, car lorsqu’on choisit une couleur, on se repère en premier sur celle qui se trouve autour du crayon. (Pour un choix plus aisé il est bon que la teinte recouvre entièrement le crayon)

Enfin le bois qui entoure la mine doit être tendre et sans nœud afin de se laisser tailler sous la forme que l’on désire, (par exemple lorsqu’on taille le crayon au cutter pour lui donner une forme en biseau, la résistance du bois doit être sensiblement la même que celle de la mine)
Une marque de crayon a remplacé le bois par un matériau composite sur certains de ses crayons, ceci est à proscrire absolument !
 
De part sa constitution, le crayon a toujours été utilisé à sec. Depuis quelques années, une innovation a permis d’étendre son domaine d’utilisation. C’est le crayon aquarellable. La mine peut se diluer à l’eau. Il existe deux possibilités d’emploi : on l’applique soit pour donner un effet aquarelle, soit pour réaliser des détails de couleur claire sur du foncé.
(cette caractéristique n’est réservée qu’au haut de gamme, [voir chapitre : " Humidification de la mine "])

Même s’il est possible d’obtenir de nouvelles couleurs à partir de mélanges, il est évident que plus l’éventail de couleurs de base est important, plus facile sera la réalisation de nouvelles couleurs, notamment dans la réalisation de dégradés subtils [voir chapitre : " Technique de base : le mélange à sec "] Actuellement la gamme s’étend à 120 teintes disponibles.
À noter que les crayons de couleur se trouvent en boites de quantité variable, mais peuvent aussi être achetés séparément, soit pour commencer avec un petit éventail de couleurs, soit pour compléter une boite dont certains crayons sont usés.
De plus, pour chaque couleur, lorsqu’on change de crayon on doit retrouver exactement la même teinte que le crayon précédemment acheté, et ce, qu’il ait été acheté la veille ou il y a plusieurs années. Cette rigueur doit aussi être appliquée à la teinte qui figure sur le bois. Elle doit être rigoureusement la même que celle de la mine pour éviter les mauvaises surprises, car lorsqu’on choisit une couleur, on se repère en premier sur celle qui se trouve autour du crayon. (Pour un choix plus aisé il est bon que la teinte recouvre entièrement le crayon)

Enfin le bois qui entoure la mine doit être tendre et sans nœud afin de se laisser tailler sous la forme que l’on désire, (par exemple lorsqu’on taille le crayon au cutter pour lui donner une forme en biseau, la résistance du bois doit être sensiblement la même que celle de la mine)
Une marque de crayon a remplacé le bois par un matériau composite sur certains de ses crayons, ceci est à proscrire absolument !
 
Mon choix :
 

Tout cela est bien beau, mais concrètement vous vous demandez certainement quel type de crayons j’emploie.
Après quinze années d’expérience, et n’ayant jamais utilisé autre chose que le crayon de couleur, j’ai maintenant suffisamment de recul pour savoir quelles sont les marques qui satisfont le mieux à toutes ces exigences. Plus précisément laquelle, car une seule à mon avis est vraiment à la hauteur de ce que j’attends, c’est la société suisse Caran d’Ache. Depuis que j’ai essayé cette marque en 1989, toutes mes œuvres sont réalisées exclusivement avec leurs crayons. Ils possèdent non seulement toutes les qualités citées plus haut mais excellent au niveau de la mine. Elle permet en effet un mélange parfait des couleurs entre elles, ce qui constitue plus de 99% de ma technique.
On voit bien qu’un bon crayon de couleur est loin d’être facile à réaliser, malgré les apparences. Alors lorsque je trouve le fabricant qui m’offre un produit d’une telle qualité, je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il prospère longtemps afin que je puisse continuer à créer mes œuvres dans les meilleures conditions…
Caran d'Ache propose deux types de crayons disponibles jusqu'à 120 couleurs : la série Pablo Collection qui correspond aux crayons permanents et la série Artists' colours (SUPRACOLOR Soft Aquarelle) qui correspond aux crayons solubles à l'eau. On peut les trouver à l'unité et en boite de 12, 18, 30, 40, 80 et 120.